17e Festival international du film de Marrakech James Gray : «Les meilleurs films sont ceux qui touchent par leur force et leur audace»

Comme le veut la tradition, le jury de la compétition officielle a tenu une conférence de presse où tous les membres et leur président se sont exprimés sur plusieurs points concernant leur carrière cinématographique ou leur participation à cette commission, tout en répondant aux questions de la salle.

S’agissant de la méthode empruntée pour départager les productions participant à la compétition officielle, le président du jury, James Gray, a estimé qu’un film peut convaincre avec la force et l’audace de son texte. «Nous allons nous consulter et nous mettre d’accord en ce qui concerne chaque film pour arriver à choisir le meilleur. Je ne prétends pas dicter mon goût à mes collègues. Chacun pourra donner son opinion et sa vision», souligne James Gray.
De son côté, la réalisatrice et scénariste Lynne Ramsay souhaite que chaque membre du jury soit ouvert, sans idées préconçues et sans préjugés pour essayer de toucher la vérité quelle qu’elle soit. «Chacun de nous va pouvoir donner les critères qui lui semblent les plus aptes à qualifier le film de bon. Moi, j’aime bien cette diversité qui va nous encourager à apprécier chaque film à sa juste valeur artistique, sans préjugé ethnique ni culturel ni régional ni de sexe».
L’important, comme le précise Michel Franco, est de voir quelque chose de nouveau et d’inédit. «Je me mets à la place de n’importe quel spectateur pour sentir ce qu’il ressent». Car le passage d’un film à l’autre et d’une vision à l’autre est en lui-même quelque chose de vraiment intéressant. Joana Hadjithomas dit, à son tour, que puisque «ce festival donne l’occasion de voir les premières ou deuxièmes œuvres de jeunes réalisateurs, ce sera passionnant de découvrir comment ils réfléchissent et voient le monde. Et d’un autre côté, découvrir une nouvelle génération et montrer son travail à un large public». C’est une énergie très intéressante, surtout quand le film obtient des Prix. Ainsi, cette première ou deuxième œuvre prépare la voie de ces réalisateurs.
À ce propos, le réalisateur Laurent Cantet se souvient de ses premier et deuxième films qui ont obtenu des Prix. «Cela m’a encouragé et poussé à continuer dans cette voie. Il nous incombe, donc, d’encourager les jeunes réalisateurs à continuer leur chemin». En parlant des femmes dans le secteur cinématographique, Tala Hadid assure que le cinéma peut ouvrir la voie à beaucoup de femmes. «Les femmes sont présentes dans tous les aspects de l’industrie cinématographique. Qu’elles soient présentes en force dans le jury de cette édition est aussi une bonne chose».
Même idée chez l’Indienne Ileana D’cruz qui constate un grand changement dans le cinéma hindou où la femme prend de plus en plus de place dans les premiers rôles et la réalisation. Pareille pour le cinéma brésilien qui s’impose en Amérique latine. Ses sujets sont aussi percutants, car influencés par ces grands moments de trouble qui donnent aux films une profondeur très touchante.

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