Abdellatif Ouahbi : Près de 45% des peines d’emprisonnement ne dépassent pas deux ans

Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a affirmé que plus de 40% des détenus sont condamnés à moins de deux ans de prison. Intervenant mercredi à Rabat à l’ouverture d’un séminaire international sur «Les peines alternatives aux peines privatives de liberté», M. Ouahbi a souligné que le projet de loi sur les peines alternatives devient de ce fait un enjeu majeur pour le ministère, qui tient à accélérer la cadence de sa mise en œuvre, en prônant une démarche capable de garantir sa réussite en concertation avec toutes les parties prenantes. Selon les statistiques de 2020, les peines prononcées pour deux ans et moins constituaient 44,97%, ce qui affecte négativement la situation à l’intérieur des établissements pénitentiaires et limite les efforts et les mesures prises par l’administration dans la mise en œuvre des programmes d’intégration et de réhabilitation et de rationalisation du budget d’accueil, a souligné M. Ouahbi, ajoutant que les pratiques ont démontré l’insuffisance des peines privatives de liberté de courte durée pour assurer la dissuasion requise et limiter les cas de récidive.

Organisé du 28 au 30 juin à l’initiative de la présidence du ministère public, en partenariat avec l’Université arabe Naïf des sciences de la sécurité et avec le soutien de l’Unicef, le séminaire sur «Les peines alternatives aux peines privatives de liberté» réunit, en plus de 100 participants du domaine judiciaire marocain et des secteurs concernés de la justice, 40 participants de pays arabes (Arabie saoudite, Jordanie, Soudan, Tunisie, Égypte, Bahreïn, Koweït, Sultanat d’Oman et Palestine).

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