Conseil de paix et de sécurité de l’UA.. Le Maroc plaide pour une approche globale de la lutte contre le terrorisme

Lors d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tenue vendredi dernier au siège de l’Union africaine (UA), le Maroc a prôné l’adoption d’une approche globale, multidimensionnelle et multisectorielle dans la lutte contre le terrorisme.

Le Maroc a souligné, devant le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine à Addis-Abeba, l’impératif de l’adoption d’une approche globale, multidimensionnelle et multisectorielle dans la lutte contre le terrorisme, qui s’articule autour du volet socio-économique, le côté religieux et le renforcement des instruments juridiques, sécuritaires et institutionnels. Lors d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tenue vendredi au siège de l’UA, le Maroc a mis en exergue cette approche multidimensionnelle et multisectorielle dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent tout en plaidant pour une stratégie globale de l’Union africaine focalisée sur l’interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement.
Le représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et la CEA-NU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors de la réunion du CPS consacrée à l’examen du rapport du président de la Commission de l’UA relatif à la lutte contre le terrorisme, a souligné la nécessité de garder à l’esprit l’architecture globale qui touche à la sécurité, à la gouvernance et au développement, tout en restant dans le cadre de l’architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), l’architecture africaine de gouvernance (AGA) et le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique) dans son éventuelle transformation en une agence de développement.

Il a souligné l’impératif de l’adoption d’une approche globale et multidimensionnelle et multisectorielle, qui s’articule primordialement autour du volet socio-économique, notamment en mettant un accent particulier sur le déficit en projets socio-économiques qui répondent de manière satisfaisante aux aspirations des populations africaines, notamment la jeunesse, lui épargnant de se trouver dans une situation de dépendance des groupes terroristes. Il s’ensuit la nécessité de ne pas rester sclérosé dans l’approche sécuritaire, et ce en mettant l’accent sur l’importance de l’interdépendance de la sécurité et du développement dans la lutte contre ce fléau. Le représentant permanent du Royaume, qui a abordé le deuxième volet relatif à la lutte contre le terrorisme, en l’occurrence le côté religieux, a noté que devant les situations économiques vulnérables fleurissent les idéologies radicales tendant à recruter et rallier les jeunes dans les groupes terroristes. Dans ce cadre, il a souligné l’importance de l’expérience marocaine en matière de formation des imams, mourchidines et mourchidates, permettant d’éviter que les catégories vulnérables et marginalisées, notamment les jeunes, soient les cibles faciles des recruteurs.

La délégation marocaine a également mis l’accent sur le troisième volet lié au renforcement des instruments juridiques, sécuritaires et institutionnels, à travers la conformité de ces lois et le renforcement des capacités des forces de l’ordre pour être en mesure de lutter efficacement contre les nouvelles méthodes et modus operandi auxquels ont recours les groupes terroristes. La délégation marocaine, présidée par M. Arrouchi, a également attiré l’attention des participants à cette réunion sur la nécessité de la mise en place d’une stratégie globale et bien définie ainsi que la mise en œuvre du Plan d’action de l’UA dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Elle a souligné l’importance d’une stratégie fédérant l’ensemble des efforts, aussi bien aux niveaux national et régional que continental, étant admis qu’aucun État ou organisme spécialisé ne peut à lui seul combattre efficacement le fléau terroriste, tout en mettant en valeur le rôle des communautés économiques régionales dans ce domaine.
Le représentant permanent du Maroc, tout en mettant en exergue l’expérience marocaine dans la lutte contre la radicalisation des jeunes, à travers les différentes initiatives de contre-narration, a proposé d’approfondir la réflexion sur la nécessité de constituer un Réseau regroupant les différentes institutions africaines de renommée en matière de lutte contre la radicalisation et les idéologies extrémistes et de haine, à l’instar de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains et l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams, mourchidines et mourchidates.

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