La 14-ème session de la conférence de l’UPCI: Appel au règlement des conflits dans le monde islamique par le dialogue et la négociation

Rabat – Les participants à la 14-ème session de la conférence de l’Union parlementaire des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI), qui a clôturé ses travaux jeudi à Rabat, ont appelé au règlement des conflits que connaissent certaines régions du monde islamique par le dialogue, la négociation et les voies pacifiques.

Dans leurs recommandations contenues dans l’”Appel de Rabat”, les participants ont insisté sur la nécessité d’épargner aux civils les effets de ces conflits et leur assurer la protection nécessaire et leur garantir leurs droits matériels et moraux, la sûreté et la sécurité, les services sociaux et l’ensemble des besoins essentiels pour une vie digne, affirmant leur rejet de la prise en otage des civils, leur arrestation ou leur emprisonnement dans le but de les utiliser comme moyen de pression dans les conflits.

A cet égard, ils ont renouvelé leur rejet de la pensée extrémiste et leur condamnation du terrorisme qui vise de nombreux pays musulmans et non musulmans, appelant à s’attaquer à ses racines et ses causes et à renforcer la coopération entre les membres de la communauté internationale en vue de parvenir à ce but.

Ils ont, aussi, mis l’accent sur l’importance de la prévention des conflits, afin d’épargner au monde islamique le déclenchement de nouvelles tensions, plaidant pour l’adoption des voies pacifiques dans le règlement des différends et pour faire des frontières entre les pays islamiques un espace sécurisé et une voie et un pont de coopération, d’échange et d’investissement idéal pour l’intégration économique entre les pays musulmans. Ces derniers sont, d’ailleurs, appelés à renforcer leurs échanges commerciaux et humains, ainsi que dans le domaine des services, souligne-t-on.

L’Appel de Rabat a, en outre, insisté sur l’importance vitale de la démocratie, de l’État de droit et du respect des droits humains pour favoriser le progrès, le développement et la stabilité des sociétés, dans la mesure où ils constituent un horizon universel, un besoin sociétal et un but que l’on peut atteindre à travers l’accumulation, les réformes et l’implication des différentes couches et composantes de la société et en veillant au renforcement et à la promotion de la participation politique active des femmes et des jeunes.

Les participants ont réaffirmé la place centrale qu’occupe la cause palestinienne “dans les préoccupations et le plaidoyer de notre Union”, réitérant leur solidarité avec le peuple palestinien pour faire valoir ses droits légitimes à l’établissement de son État indépendant, avec pour capitale la ville d’Al-Qods, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies, tout en condamnant fermement les pratiques des autorités d’occupation sionistes contre le peuple palestinien.

Par ailleurs, ils ont condamné les activités d’implantation de colonies et les infractions auxquelles s’adonnent les autorités d’occupation à l’encontre des sites musulmans et chrétiens et des habitants d’Al-Qods, dans le but de modifier la nature et l’identité de cette ville, exprimant leur profonde reconnaissance pour les efforts que déploie Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, issu de l’Organisation de la coopération islamique, et de sa branche opérationnelle l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, en vue de préserver le statut juridique de la Ville sainte, son caractère civilisationnel et ses monuments spirituels et soutenir la résistance de ses habitants.

Ils ont, de même, affirmé le besoin urgent et la nécessité politique et stratégique de respecter l’intégrité territoriale nationale des pays, maintenir leur stabilité et cesser de s’ingérer dans leurs affaires internes, en respectant ce principe, rappelant leur contribution aux efforts sincères déployés au niveau international, afin de protéger l’environnement et de faire face aux conséquences désastreuses des déséquilibres climatiques sur l’Homme et la Terre, ainsi que sur l’avenir de l’humanité.

Ils ont appelé, dans ce sens, à l’opérationnalisation rapide et effective des résolutions des Conférences des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, en particulier les Conférences de Paris et de Marrakech, mettant en avant l’importance de soutenir les pays africains musulmans touchés par les déséquilibres climatiques à grande échelle.

Sur un autre registre, l’Appel a souligné la responsabilité des pays d’accueil et d’origine dans la protection des communautés musulmanes établies dans des pays non musulmans, rejetant les discours islamophobes et tout ce qui porte atteinte à ces communautés, y compris les pratiques et les discours racistes.

Dans le même ordre d’idées, ils ont exhorté les pays d’accueil à respecter les droits humains fondamentaux des migrants en situation irrégulière, notamment ceux provenant des pays africains.

Et de réaffirmer la nécessité de protéger les minorités islamiques dans les pays non musulmans, conformément aux principes, aux valeurs des droits humains et à la liberté de conviction, tout en condamnant les actes d’épuration ethnique visant ces minorités dans certains pays.

Il n’ont pas manqué de rappeler les conséquences des conflits armés, à savoir l’exode massif et les migrations forcées au sein du même pays et en dehors des frontières, soulignant la nécessité de préserver la dignité et les droits des réfugiés et des migrants provenant des zones de conflits, en leur permettant l’accès aux services nécessaires, notamment ceux de l’éducation et la santé destinés aux enfants, afin d’œuvrer pour le retour des réfugiés à leurs patries dans le cadre de la paix.

L’ordre du jour de cette session, organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, prévoyait, notamment, l’élection des membres du bureau, le vote du rapport de la 21-ème session du comité général, l’examen des rapports et projets de résolutions présentés lors de réunions antérieures et les candidatures des membres du comité général, du comité exécutif et des commissions spécialisées de l’Union au titre de l’année 2019.

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