La DGSN affirme que l’accident du dénommé Imad Chaqiri à Salé n’est nullement une affaire répressive relevant de la police de la circulation

Rabat – La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a affirmé que l’accident dont le dénommé Imad Chaqiri a déclaré avoir été victime à Salé n’est nullement une affaire répressive relevant de la police de la circulation et n’a aucun caractère d’urgence nécessitant l’intervention de la police de secours.

La DGSN indique dans un communiqué qu’”autant elle insiste sur le respect du droit des citoyens à recourir à la justice, s’ils sont victimes d’un quelconque manquement de la part des fonctionnaires de police, elle se réserve aussi ce même droit en cas de diffamation ou outrage à l’encontre de ces éléments ou agents, sachant que l’incident en question n’est nullement une affaire répressive relevant de la police de la circulation et n’a aucun caractère d’urgence nécessitant l’intervention de la police de secours”.

La DGSN a pris connaissance des déclarations rapportées par la presse nationale, sur la base de publications du dénommé Imad Chaqiri sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il prétend qu’après avoir subi un accident dans la ville de Salé, il a été traité avec une négligence manifeste par la police de secours et le service des accidents de la circulation, ce qui l’a, selon lui, privé de ses droits d’assurance.

En vue d’éclairer l’opinion publique et en application du droit de réponse garantie par la loi, la DGSN affirme qu’elle place en tête de ses priorités le service du citoyen, qui est sa raison d’être principale, tout en soulignant que ce ne sont pas de simples slogans comme le prétend le dénommé Chaqiri dans ces publications sur les réseaux sociaux.

S’agissant des faits réels de cet accident, poursuit la même source, il s’agit de dégâts matériels subis au pare-brise arrière de la voiture conduite par Imad Chaqiri en date du premier mars courant, suite à la chute d’un objet métallique du toit d’un bâtiment sur lequel effectuait un individu des travaux d’entretien et qui donnait sur la route.

Cette affaire n’est en aucun cas un accident de la circulation qui nécessite l’intervention du service des accidents de la circulation pour effectuer le constat, tout comme il ne s’agit pas d’une urgence qui requiert l’intervention de la police de secours, qui n’intervient que dans les cas d’urgence ou dans les affaires répressives, précise la DGSN.

Pourtant, ajoute le communiqué, le policier et la policière qui assuraient la permanence au poste de commandement et de coordination ont reçu le premier appel téléphonique de la part du dénommé Imad Chaqiri aux alentours de 06H40, et ont transmis le message d’alerte à une patrouille de secours qui effectuait une intervention de terrain non loin du lieu de l’incident, en vue d’expliquer au plaignant qu’il faut contacter l’arrondissement de police le plus proche, l’accident n’étant ni un accident de la circulation ni un accident ayant un caractère d’urgence et qui nécessite en conséquence l’intervention de la police de secours dont les attributions sont délimitées du point de vue légal et organisationnel.

La patrouille est arrivée sur les lieux vers 07H09 mais n’a pas trouvé le plaignant, qui, selon le concierge de la résidence, a tenté de régler le problème à l’amiable avec la personne responsable des dégâts avant de quitter les lieux à bord de sa voiture, ajoute le communiqué.

Juste après, à 7h58 minutes, le dénommé Chaqiri a téléphoné au poste de commandement et de coordination pour demander la police chargée des accidents de la circulation. Une patrouille mobile est arrivée sur place après dix minutes, et lui a demandé de contacter l’arrondissement de police de permanence afin de respecter les prérogatives territoriales, étant donné que l’incident n’a aucune relation avec les accident de la circulation.

Selon les données dont disposent les services de police, le concerné s’est rendu vers 23h45 minutes à l’arrondissement de Ghrabliya, qui assurait la permanence, après avoir nettoyé le véhicule des débris de verres et remplacé le pare-brise arrière par du plastique. Un procès-verbal a été immédiatement établi et la personne concernée par la plainte a été convoquée et auditionnée le lendemain en attendant la conclusion de l’enquête par l’audition de la propriétaire du véhicule, à qui, incombe la responsabilité civile.

La DGSN, conclut le communiqué, reste à la disposition de M. Imad Chaqiri pour toutes explications, doléances ou réclamations, en application du principe de la justice et de l’équité et partant de sa responsabilité envers les citoyens, le tout, dans un cadre légal et sans diffamation ou réduction des efforts des fonctionnaires de la sûreté nationale.

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