L’institutionnalisation du dialogue social, un fondamental d’une économie moderne

PAR:ABDELHAK CHAAB

L’institutionnalisation du dialogue social, sur la base d’une véritable négociation aux niveaux central et sectoriel, reste un fondamental pour l’édification d’une économie moderne, a insisté, vendredi soir à Casablanca, le Secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik.
Cette institutionnalisation garantit, tout aussi, la pérennité et la compétitivité des entreprises, dont le caractère privé ne peut les absoudre, pour autant, de leur fonction sociale et nationale, a expliqué M. Moukharik, en ouverture du 12ème congrès national de cette centrale syndicale.
Partant de sa conviction de l’importance de la négociation en matière d’instauration de la paix sociale, l’UMT n’a eu de cesse d’appeler à la consécration du dialogue, a-t-il fait savoir.
Le dialogue est, d’un point de vue juridique, le cadre idoine devant régir les relations professionnelles, constituer un mécanisme pour le règlement des différends et des conflits et, en conséquence, favoriser des compromis et des accords équitables, a ajouté le leader syndical.
M. Moukharik a fait part de l’existence d’un grand fossé entre les aspirations de son organisation et les pratiques du gouvernement, estimant que « le gouvernement s’obstine à entraver l’émergence d’un dialogue fructueux et réussi ».
Il s’est, par ailleurs, félicité de la forte dynamique organisationnelle et militante ayant distingué l’action de l’UMT au cours des dernières années, saluant l’arrivée dans ses rangs de dizaines de milliers de nouveaux adhérents, particulièrement les jeunes et les femmes.
Évoquant la question de l’intégrité territoriale du Royaume, le dirigeant syndical a réitéré la position de principe de l’UMT émanant de la justesse de la cause nationale et d’une vision patriotique sincère, dans le sillage de son référentiel  historique considérant la récupération des provinces sahariennes comme un couronnement de la lutte nationale du peuple marocain.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de représentants d’organisations syndicales régionales et internationales, des leaders de partis politiques, outre des représentants des associations des droits de l’Homme et de la société civile.
Quelque 1.500 congressistes militants de l’UMT ont été mandatés par 63 unions locales et régionales, 45 fédérations professionnelles et syndicats nationaux ainsi que les structures parallèles.
Les participants se pencheront, durant trois jours, sur l’analyse et la réflexion sur la situation politique, économique et sociale au Maroc.
Ces assises seront également l’occasion pour faire le bilan du mandat passé (2015/2019), fixer les priorités et stratégies et élire les instances dirigeantes pour les quatre prochaines années.
Les travaux du congrès seront marqués notamment par la présentation du rapport général, qui reprend le bilan de la période 2015/2019, à la lumière du contexte politique économique et social du Maroc en interaction avec l’environnement international.
Les travaux du congrès national seront clôturés par la présentation de la déclaration finale qui constituera la ligne directrice de l’action de l’UMT en faveur de la classe ouvrière pour les 4 prochaines années.

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