Lions de l’Atlas: Hervé Renard s’entête à convoquer des joueurs en manque de compétition

Le sélectionneur national Hervé Renard a ses marottes. Elles virent parfois à l’obsession. Une nouvelle fois, il a retenu M’Barek Boussoufa, joueur sans club, et Nabil Dirar, qui ne joue pratiquement pas avec le Fenerbashe, pour les deux matchs contre le Cameroun et la Tunisie. Le technicien français donne l’impression de ne pas tirer les leçons du match de la troisième journée face aux Îles Comores à Casablanca où les deux joueurs étaient à la rue.

Pourquoi Hervé Renard s’entête-t-il à faire confiance à des joueurs qui ne sont pas compétitifs ? Tout simplement parce que les joueurs en question avaient participé à la qualification des Lions de l’Atlas en Coupe du monde 2018 et ont contribué à atteindre les quarts de finale de la CAN 2017. Une réalité que personne ne peut nier. Mais ce que le technicien français ne veut pas comprendre, c’est qu’à l’époque, Boussoufa et Dirar étaient en grande forme et avaient un impact considérable sur le rendement collectif des Lions de l’Atlas.
La donne a beaucoup changé aujourd’hui. M’Barek Boussoufa, chef d’orchestre en milieu de terrain, ne peut plus réciter les mêmes gammes qu’il y a 6 mois. Nabil Dirar n’a plus le même rendement défensif et offensif en raison de son manque de compétition. C’est un fait indéniable. La prestation des deux joueurs en octobre dernier face aux Iles Comores à Casablanca lors de la troisième journée des éliminatoires de la CAN groupe B était médiocre. Renard s’en est rendu compte lui-même parce qu’il les a écartés du 11 de départ lors du match retour face à la même équipe des Îles Comores. On ne remet pas en cause l’importance des deux joueurs quand ils sont en forme, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Mais Renard est convaincu que la CAN 2019, prévue en juin prochain, se gagnera avec le même groupe. Un groupe qu’il a façonné et qui a un excellent état d’esprit. C’est tout le mal qu’on lui souhaite, en tout cas. Renard se tient droit dans ses bottes. Il répète à qui veut l’entendre que les deux joueurs sont intouchables : «J’estime que ces joueurs font partie de mon groupe. Je veux qu’ils restent dans mon groupe. J’ai envie qu’ils restent parce qu’ils sont importants depuis que je suis arrivé au Maroc.» Ainsi soit-il. Espérons simplement qu’il n’est pas là en train de commettre l’erreur qui sera fatale aux Lions de l’Atlas.

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